L'association "Les Gloires napoléoniennes" entreprend depuis sa création des recherches en
archives, afin de répertorier les grognards natifs de l'Ain : à ce jour, plusieurs centaines ont été retrouvés. Ce travail fera prochainement l'objet d'une diffusion publique.




L'unique portrait
du général Aubry
connu à ce jour.

Claude-Charles Aubry de La Bouchardière (1773-1813) (Extrait)

Né à Bourg, Claude-Charles Aubry de La Bouchardière (1773-1813) entra le 10 mars 1792 comme sous-lieutenant à l'Ecole d'artillerie de Châlons. Il servit à l'armée d'Italie et se distingua au col du Grand-Saint-Bernard (18-21 mai 1800) : il fit placer les canons sur des troncs arbres traînés par des chevaux. Il participa à l'expédition de Saint-Domingue avec Leclerc. Il y reçut une grave blessure qui lui valut le brevet de major (Lieutenant-colonel). Revenu en France, Napoléon le nomma colonel au 8è régiment d'artillerie, le fit chevalier puis officier de la Légion d'honneur (1804). Durant la campagne d'Allemagne où il était Chef d'état-major de l'artillerie du général Masséna, il fit jeter des ponts sur le Danube. Trois heures suffirent à la construction malgré le feu ennemi ! Pour se rendre dans l'île de Lobau, Napoléon emprunta le pont construit par Aubry. Fait général et baron de l'Empire, il participa à toutes les campagnes de la Grande Armée en 1812. Commandeur de la Légion d'honneur, il s'illustra à la Moskova. Durant la retraite de Russie, Aubry construisit un des ponts sur la Bérésina en 24 heures. L'Empereur le fit alors comte et général de division (21 novembre 1812). Cette carrière exceptionnelle s'acheva à Leipzig, le 13 octobre 1813. Il eut la cuisse droite emportée par un boulet et mourut des suites de l'amputation, à l'âge de 40 ans.



Sur l'une des faces de l'arc de Triomphe à Paris apparaît le nom d'Aubry .